Concarneau - Ville Bleue

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@villeconcarneau  -  Oct 11

Les mairies annexes seront fermées du samedi 12 octobre au mercredi 23 octobre inclus.

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Sensible aux évolutions de l’environnement, Concarneau intègre celui-ci dans sa politique de développement par l’intermédiaire de l’agenda de la biodiversité (ABC, en cours d’élaboration, lire Sillage n° 97). Dans ce cadre, la Ville ne doit négliger aucun des biotopes* de son territoire.

Arrêt sur image

Jean-Jacques Poupon, la corde sensible

C’est un jeune retraité hyperactif qui partage son temps entre Concarneau et les terrains de tennis du monde entier. Jean-Jacques Poupon est le cordeur officiel de l’équipe de France de tennis, voilà plus de 25 ans qu’il règle les raquettes des plus grands joueurs.

Le tennis, c’est sa passion. Il a d’abord été joueur, puis il est devenu cordeur : comme pour un piano, Jean-Jacques Poupon tend et ajuste les cordes des raquettes au gramme près, une précision sur mesure adaptée à la main de chaque joueur. « Avant et après l’entraînement, à la demande des joueurs et selon la surface, je m’occupe des réglages, précise ce Concarnois pur souche de bientôt 65 ans. Sur terre battue, on casse plus que sur du dur, l’abrasion est différente, les sensations sont différentes. » Il connaît les habitudes de ses joueurs sur le bout de doigts et il lui faut 15 à 20 minutes pour corder une raquette, « en comptant la réalisation du logo de la marque ». Les jeunes cordeurs d’aujourd’hui sont plus rapides ? Certes, mais il n'empêche que c’est toujours lui qui, depuis 1991, accompagne l’équipe de France.

UNE EXPERTISE DURABLE

Jean-Jacques Poupon connaît son métier : 25 ans passés chez Babolat (entreprise lyonnaise spécialisée dans les sports de raquette), près de 30 ans aux côtés des plus grands tennismen français et internationaux, un atelier de cordage installé à Concarneau, il a vécu toutes les évolutions du tennis et du matériel. « J’ai débuté avec Yannick Noah en 1983, je l’ai retrouvé en capitaine de l’équipe de France, j’ai continué avec Amélie Mauresmo… Je suis le seul à avoir fait toutes les Coupes Davis et les Fed Cups. » Pourquoi cette longévité avec les Bleus ? « Je n’ai pas la réponse. Peut-être savoir rester à sa place : faire ce qu’on sait faire, sans sortir de son rôle.
Je ne suis ni kiné, ni préparateur physique. Et puis surtout, les relations humaines : savoir être à l’écoute. Les jeunes me demandent encore des conseils. » Une capacité d'écoute qui a séduit les plus grands noms du circuit, devenus des proches : Amélie Mauresmo et Yannick Noah bien sûr, mais aussi Rafael Nadal ou encore Jo-Wilfried Tsonga.

UNE ENVIE DE STABILITÉ

Il y a quelques jours, Jean-Jacques Poupon était encore en stage à Monaco pour un mois, il devait ensuite accompagner les joueurs français pour la Coupe Davis puis la Fed Cup. « Être tout le temps parti, vivre à l’hôtel entre février et septembre, travailler la journée et la nuit… C’est une passion qui use. » Il compte s’arrêter définitivement après les JO de Tokyo : « J’accepte de me dire que ce sont mes dernières années, il faut savoir lâcher avec intelligence : on n’est pas indispensable, il faut aussi laisser la place aux autres. » Jean-Jacques Poupon avoue son envie de passer plus de temps à Concarneau et d’être davantage présent pour ses enfants. « Quand je suis ici, je suis bien. C’est une ville à dimension humaine, on peut faire plein de choses. J’aime aller pêcher la dorade royale et le bar, ou encore ramasser des palourdes vers Trévignon… Je vis près d’un sentier et je pars marcher une heure, tranquille… Il y a toujours à faire. » La pêche, sa deuxième passion, il la partage avec ses amis, « Jo (Tsonga) est venu pêcher ici avec moi, Nadal aussi est fan de pêche ». Il sait que même s’il ne fréquentera plus le circuit, les liens resteront forts avec les joueurs et les joueuses : « On sera toujours en contact. »

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