Concarneau - Ville Bleue

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@villeconcarneau  -  Déc 03

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Attractivité touristique, qualité esthétique du cadre de vie, le patrimoine architectural d’une commune constitue un atout manifeste que Concarneau entretient désormais avec l’aide de l’État grâce à une convention signée récemment.

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La nouvelle équipe municipale - Enthousiasme et détermination

Au lendemain des élections du 28 juin 2020, les membres de la municipalité ont pris leurs fonctions dans un contexte de crise particulier qui perdure. Marc Bigot, qui se veut « le maire de tous les Concarnois », nous expose les grandes lignes de cette situation inédite et des actions futures de cette nouvelle équipe — dont une partie fait ses premiers pas en politique — « très enthousiaste et déterminée à servir la cité de façon constructive ».

Le confinement et la période de vacances estivales, associés aux mesures sanitaires, ont réduit l’année municipale à ce dernier trimestre : celui-ci devra concentrer un maximum d’actions afin de reprendre au plus vite un rythme de fonctionnement normal.

Interview de Marc Bigot

« Fier de ma ville et de ses habitants »
Né en Ville close, ayant grandi au Passage-Lanriec, secrétaire du Comité local des pêches durant de longues années, Marc Bigot a l’eau du port dans les veines ! Sa carrière professionnelle, son investissement dans différentes associations, puis pour la collectivité lors du précédent mandat, l’ont conduit au poste de premier édile d’une ville dont il est « particulièrement fier » et qu’il souhaite voir prospérer durablement sans perdre ses caractéristiques essentielles.
La mise en place de sa nouvelle équipe a forcément été dominée par la situation sanitaire et les mesures d’aide à définir. Mais, sans quitter de vue le contexte, le travail de fond a repris.

Sillage : La municipalité a mis en place des mesures pour aider entreprises et associations à faire face au ralentissement économique dû à la crise sanitaire. Leur impact sur les finances de la Ville remet-il en cause le budget de ce mandat ?
Marc Bigot : La Ville peut se montrer réactive si elle a la capacité financière de le faire, si elle n’est pas endettée. Et la rigueur financière des mandats précédents a laissé une situation saine.
C’est une bonne formule que je veux conserver.
Pour ce qui nous concerne, il s’agit surtout d’un manque à gagner de près d'un million d'euros du fait des exonérations accordées cet été. Les parkings payants, par exemple, rapportent 500 000 euros dont il faudra se passer. Mais c’était nécessaire.
La plupart des associations ont dû cesser leurs activités. Nous les avons soutenues en leur proposant d’animer des ateliers dans les centres de loisirs, cet été, ce qui leur a permis de constituer un minimum de trésorerie. Nous avons été à leur côté pour qu’elles abordent la rentrée dans des conditions viables. Il fallait empêcher que l’économie et l’associatif s’écroule. Nous avons veillé à ce que ça n’arrive pas.

Sillage : Le contexte sanitaire a renforcé les questionnements sur la situation environnementale et sociale. Comment envisagez-vous la gestion de la cité dans ce sens ?
Marc Bigot : Cela a commencé par un remaniement des commissions, désormais moins nombreuses mais pluridisciplinaires et complémentaires. L’objectif étant d’avoir une vue globale des projets élaborés simultanément par différents services dans une optique de développement durable, pour faire de l’urbanisme différemment. Faire cohabiter vélos, piétons et véhicules en toute sécurité, en tenant compte de la configuration de la ville… l’équation est parfois compliquée ! Dans les nouveaux lotissements, c’est simple. Mais ces derniers signifient un étalement urbain non souhaitable. Il faut donc reconstruire la ville sur la ville, lui permettre de se développer tout en préservant l’atmosphère de Concarneau, les rues étroites, les quartiers historiques, et en valorisant l’existant, telle que la place de l'Hôtel de Ville qui fait le lien entre la Ville close et la corniche et mérite mieux qu’un parking ! La réalisation de la médiathèque communautaire à l’emplacement de l’ancienne Caisse d’Épargne, en sera l’occasion.
Faire coïncider notre vision de l’intérêt général avec la réalité du terrain sera notre quotidien. Et nous souhaitons le faire avec les habitants, comme l’a fait l’équipe précédente pour l’aménagement du quartier de la gare, en gestation depuis plus de six ans. Ça peut sembler long mais les élus ne peuvent pas décider du futur d’un secteur impactant et stratégique sans ses habitants.
On va travailler sur les projets structurants dans cette optique durable et participative qui inclut la transversalité entre les services, les élus, et en concertation avec la population.

Sillage : Qu’en est-il des chantiers déjà planifiés et de ceux à venir ?
Marc Bigot : Le mois de juillet a été particulièrement intense pour poser les bases de travail dans l’urgence car l’année va se résumer à ce dernier trimestre, avec toutes les conséquences que ça a sur les gros projets qu’on aurait pu lancer dès le début du mandat. Mais, si certains chantiers sont reportés par la force des choses, aucun n’est annulé.
La phase de diagnostic du Plan local d’urbanisme (PLU), qui doit subir une révision générale, est arrivée à son terme, il s’agit maintenant de travailler sur le plan lui-même pour construire la ville de demain, celle de 2030-35. La valorisation du patrimoine en fait partie et la convention de restauration signée avec l’État en 2019 va permettre de réhabiliter 10 des 16 monuments historiques dans les six prochaines années.
Pour prolonger les gros chantiers effectués pour les associations lors des mandats précédents (Maison des associations, le pôle nautique, la ferme du Moros et l’ancien presbytère de Lanriec), on ouvrira, d’ici un an, de nouveaux locaux associatifs qui comprendront salles de réunion, de stockage d’archives et autres. Le Centre communal d’action sociale (CCAS) disposera lui aussi de nouveaux locaux avant la fin du mandat car l’ancien bâtiment ne répond plus aux besoins. On réfléchit au devenir de l’École de musique et du Centre des arts (CAC). Ce dernier est un dossier lourd et nous ne prendrons pas de décision pour le moment.
Nous avons beaucoup de retard à rattraper au niveau de l’accessibilité des bâtiments publics qui sont intégrés dans les travaux de la Ville, mais c’est en cours.

Sillage : Vous êtes donc un maire fier de sa ville et de ses habitants…
Marc Bigot : Concarneau est la 3e ville du Finistère, on vient s’y promener, y compris en hiver, c’est un marqueur de son attrait touristique ! Elle bouge dans tous les domaines et je crains qu’on ne manque de place pour accueillir toutes les entreprises qui en font la demande mais il faut préserver cette diversité économique. Il y a peu de villes qui disposent d’autant d’atouts. On le voit des remparts de la Ville close ! Les plages au centre-ville, les chantiers navals, la criée qui va bénéficier d’un plan de modernisation et accueillir des activités nouvelles, les départs de courses au large…
Elle est loin, celle qu’on qualifiait autrefois de « belle endormie » ! Concarneau fait envie. Il y a des gens qui y travaillent, des enfants qui y naissent et vont remplir les écoles. Bien sûr, il reste des choses à faire et c’est bien pour ça qu’on est là. On va continuer à tirer Concarneau vers le haut, je n’ai pas d’autre ambition.
Et c’est une ambition partagée qui efface les conflits partisans. L’habitude de faire face aux défis peut-être, ou le côté solidarité maritime. On peut parler de fierté commune aussi : les bateaux concarnois sont partout et les bateaux construits à Concarneau également.

Sécurité renforcée
Les actes d’incivilités vont être gérés par une Police municipale à vocation environnementale et citoyenne qui va décharger le commissariat des infractions telles que les masques jetés à terre, les tags, etc.
Des caméras de protection vont être installées dans les zones à risques que sont les bords à quai relevant de la Ville* au port de plaisance, ainsi que sur la place Charles De Gaulle.
Dissuasives, elles ont aussi pour objectif d’éclairer les circonstances d’accidents éventuels. Les enregistrements ne sont visionnés qu’à la demande du procureur.
Le commissariat aura cependant un regard sur ce qu’enregistrent les caméras lors d’événements avec foule.
*La zone portuaire relève de la Chambre de commerce et d'industrie ou de la Région Bretagne responsable de toute la section réparation-construction navale.

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