Concarneau - Ville Bleue

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@villeconcarneau  -  Oct 19

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Développement durable, Agir, vite !

Quelle planète allons-nous laisser aux générations futures ? En 2017, l'Humanité aura mis seulement sept mois pour consommer la totalité des ressources que la Terre peut produire en une année. Et le rythme risque de s'accélérer encore en 2018... Il y a donc urgence à revoir notre mode de vie et la répartition de l'usage des richesses. Il faut désormais penser global et agir local. Conscients de l’importance des enjeux, les élus de Concarneau mettent progressivement en place des mesures pour contribuer, à l'échelle de la ville, à l'amorce d'un vrai changement.

Arrêt sur image

Jumelage. Penzance, la cousine anglaise

C’est la mer qui les lie d’une amitié toujours renouvelée. Newlyn, le port de la cité anglaise de Penzance accueille depuis bien longtemps les bateaux de pêche de Concarneau fuyant les coups de tabac. En avril 1982, un jumelage a formalisé ces fortes relations entre les deux villes portuaires.

« Quand j’étais enfant, mon père, marin pêcheur me rapportait des jouets achetés à Penzance », se remémore Michel le Bourhis, président du Comité de jumelage. Les points communs ne manquent pas entre la Ville bleue et la cité anglaise. C’est probablement le secret d’un jumelage réussi. À la fois ports de pêche et de plaisance, stations balnéaires à taille humaine, elles sont attachées à leur culture régionale. Avant d’être britannique, Penzance se sent cornouaillaise, quand Concarneau en appelle à sa "bretonnitude". Ici et là-bas, de l’autre côté de la Manche, les visiteurs profitent des bains de mer, flânent dans les rues, admirent le patrimoine et le ballet des navires dans le chenal. Un détail distingue toutefois les jumelles : le climat. Celui extraordinairement doux de la petite cité perchée au sud-ouest de l’Angleterre favorise l’entretien de merveilleux parcs exotiques. « Les jardins regorgent d’espèces végétales originaires d’Inde et d’Afrique. Ce microclimat fait la particularité de la ville », souligne, émerveillée, Yuna Jean-Fauré, responsable de la commission Penzance.

À LA DÉCOUVERTE DE LA DIFFÉRENCE

En trente-cinq ans d’un rapprochement désiré, les Bretons et les Anglais ont appris à se connaître. Plusieurs centaines de collégiens ont quitté les côtes finistériennes pour les rives de Penzance. À l’instar de ce groupe qui, au mois d’avril, hébergé à l’auberge de jeunesse, a disposé d’une semaine pour découvrir le système scolaire anglais, échanger avec la population et visiter les sites patrimoniaux. En retour, fin mai, Concarneau a accueilli quatorze adolescents anglais et leurs accompagnateurs qui ont profité des commodités du manoir du Porzou, propriété de la Ville. Pour des raisons propres à la loi britannique, Concarneau et Penzance ne peuvent pas - et c’est bien dommage - mettre en place un dispositif d’accueil dans les familles. Des Concarnois et des membres du Comité de jumelage participent, une année sur deux, à la traditionnelle fête de Golowan, la fête des écoles. La dynamique ne s’arrête pas là : grâce à ces contacts ainsi qu'à la représentante du Conseil départemental du Finistère basée à Trurow au Cornwall Council, le comité facilite les échanges et les projets franco-cornouaillais, comme l'organisation de stages avec les lycées Pierre-Guéguin et Saint-Marc. 

 

Des correspondants adultes

Au mois de juin, les comités de jumelage de Concarneau et de Penzance ont signé une charte qui lance un dispositif d’échanges et de correspondances entre les adultes. Du 10 au 17 juillet, six Concarnois accueilleront leurs correspondants anglais qui les recevront, à leur tour, l’année suivante. 

 

Trois questions à... Alain Echivard, conseiller municipal délégué à la Jeunesse et au Jumelage

1. Qui peut profiter des séjours organisés par le Comité de jumelage ?
« Toute la population concarnoise, aussi bien les jeunes que les adultes, peut bénéficier de ce rapprochement. Le Comité de jumelage n’est pas un cercle fermé. Il propose des séjours à un tarif abordable, à Bielefeld-Senne (Allemagne), à Penzance (Angleterre) et même à MBour (Sénégal) avec qui nous avons engagé, en 1975, un programme de coopération décentralisée. »

2. Pourquoi un jumelage est-il si important ?
« Parce qu’il entretient l’idée d’Europe, mise à mal en ce moment. Les voyages que nous organisons, tous les ans, en Allemagne et en Angleterre, permettent la découverte d’une autre langue, d’une autre culture. C’est essentiel d’aller sur place pour combattre les préjugés et s’enrichir de la différence des autres peuples. La mobilité européenne permet de développer des compétences personnelles, citoyennes et professionnelles. »

3. Quelles sont les autres actions menées par le Comité ?
« Le Comité est une sorte de médiateur entre les deux villes jumelles, les établissements scolaires et les associations. Il facilite la mise en place de projets interrégionaux. Par exemple, les Zingarelles, le chœur des femmes de l’École municipale de musique et les choristes de Mouezh Bro Konk ont invité la chorale de Penzance, Mousehole male voice à chanter au concert programmé, le 6 juillet, en l’église Saint-Guénolé.

> Pratique
Permanences du Comité de jumelage, au 110 avenue de la Gare, le samedi, de 10h à 12h.
Tél. 06 66 08 92 88

 

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