Concarneau - Ville Bleue

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Dossiers

Biodiversité, Concarneau, ville très nature
« Le danger d’extinction ne concerne pas que les grands animaux emblématiques ! » Ce constat écologique fait par Francois Besombes, adjoint au Maire, est au diapason de celui des autorités publiques nationales qui mettent en place de multiples dispositifs afin de freiner l’impact des activités humaines sur les écosystèmes. Parmi eux, l’Atlas de la biodiversité communale (ABC), lancé par l’Agence française pour la biodiversité (AFB), a pour ambition de rétablir l’équilibre entre la biosphère et le développement urbain, avec la coopération des collectivités territoriales et des populations. Dans le cadre de sa démarche Agenda 21 engagée depuis 2017 (voir Sillage n°96), il semblait cohérent à la municipalité de répondre à l’appel de l’AFB. Cette dernière a retenu la candidature concarnoise et celles de 17 autres communes françaises (hors communautés de communes et parcs). Avec ce nouveau statut de ville-pilote et l’appui financier qui en découle, Concarneau se donne deux ans pour faire un premier état des lieux de la biodiversité locale. Un outil opérationnel qui sera pris en compte lors de l’élaboration du Plan local d’urbanisme (PLU), afin de planifier un aménagement durable du territoire.

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Plage de la Belle-Étoile : des tests pour la restauration de la dune

Le service des Espaces verts a délimité trois zones tests entourées de ganivelles sur la dune de la plage de la Belle-Étoile, au Cabellou, en vue de sa conservation.

Pendant de nombreuses années, avant d’être récemment interdite au stationnement des voitures, cette dune primaire a accueilli toutes sortes d’activités, sportives et de loisirs. « L’idée de ces zones de quelques mètres carrés est de voir comment se comporte la biodiversité protégée de tout piétinement selon les techniques utilisées », explique Yann Hubert, responsable des Espaces verts. Implantée en bordure de plage, la zone A très sablonneuse, délimitée en avril 2016 n’a reçu aucun traitement particulier. « Nous avons laissé faire la nature. Les oyats poussent déjà en quantité », se réjouit Manuel Duarte, garde du Conservatoire du Littoral et Police de l'Environnement. Proche de la voirie, la zone test B a été travaillée partiellement sur cinq centimètres d’épaisseur, en mars dernier. « Les conditions sont favorables à la reprise des graines dormantes, assure le garde. Mais il est encore trop tôt pour en tirer des conclusions. »

Un rôle de protection de l'habitat

Enfin, le sol de la zone C a été entièrement décapé sur 5 à 10 cm de profondeur et aéré sur une surface de 5 x 20 m, afin d’appauvrir le sol en retirant la couche organique créée par l'entretien régulier des trente dernières années « Notre objectif est de revégétaliser naturellement et durablement cette dune qui a un rôle primordial de protection de l’habitat, explique Yann Hubert. Au siècle dernier, tout le périmètre situé aux abords de la plage était marécageux. » Avant la fin de l'année, le service proposera à la municipalité un plan global d’aménagement du site avec des préconisations techniques liées aux résultats des différents tests. L’urgence sera de limiter l’impact humain en canalisant le public par la création de cheminements. Ce procédé s'est révélé efficace sur d'autres sites littoraux sensibles de France, ainsi que chez nos voisins européens, au Portugal par exemple, un pays qui a très tôt entrepris de protéger son patrimoine dunaire.

Contact
Service Espaces Verts
Tél.02 98 97 12 65

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