Concarneau - Ville Bleue

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@villeconcarneau  -  Oct 08

𝗙𝗲𝗿𝗺𝗲𝘁𝘂𝗿𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗺𝗮𝗶𝗿𝗶𝗲𝘀 𝗮𝗻𝗻𝗲𝘅𝗲𝘀 // - Beuzec : mardi 12 et jeudi 14 octobre après-midi, samedi 16 octobre - Lanriec :… https://t.co/Hg5Z2pi6pM

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Attractivité touristique, qualité esthétique du cadre de vie, le patrimoine architectural d’une commune constitue un atout manifeste que Concarneau entretient désormais avec l’aide de l’État grâce à une convention signée récemment.

Arrêt sur image

Les circuits courts - Proximité, solidarité, durabilité

Une cuisine maison à grande échelle -  Concarneau

À l’heure de la transition énergétique, faire travailler les producteurs locaux devient pour beaucoup d’entre nous une évidence qui s’est encore amplifiée dans le contexte de crise sanitaire.

Pour un producteur, réduire, voire supprimer les intermédiaires le séparant de sa clientèle lui permet d’augmenter la transparence sur ses produits tout en améliorant ses marges. Cela limite les transports, et donc la consommation d’énergie fossile, et éventuellement les emballages, donc les déchets. La santé du consommateur… et celle de la planète sont gagnantes. Les producteurs locaux le sont également. C’est d’ailleurs l’argument originel de l’AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture de proximité) qui assure à l’agriculteur un revenu minimum et régulier en faisant régler à l’avance à ses adhérents des produits de qualité, issus de l’agriculture biologique ou en voie de conversion, et forcément de saison. Dans la même veine, « La Ruche qui dit oui » permet de commander sur Internet des produits à récupérer ensuite près de chez soi. Du pain aux produits d’hygiène en passant par la viande, les produits laitiers, le miel ou les tisanes..., la production locale touche Tous les secteurs et beaucoup de ces agriculteurs pratiquent la vente directe à la ferme : les échanges commerciaux s’enrichissent alors d’échanges sociaux.

LA DÉMARCHE DE LA CUISINE CENTRALE
La municipalité s’est engagée dans ce même mouvement en favorisant au maximum l’approvisionnement local de la cuisine centrale qui fournit les repas pour les cantines scolaires, les accueils de loisirs et les personnes âgées livrées par le service de portage à domicile. « C’est une question d’éthique mais aussi une façon de développer l’économie du territoire, signale Eric Malléjacq, élu en charge de l’éducation et de la jeunesse. C’est une réelle volonté qui n’est pas  nouvelle mais qui demande du temps car elle doit se construire en fonction des contraintes inévitables. »
La cuisine collective rencontre, en effet, quelques difficultés qui ne peuvent pas toutes être surmontées, du moins pour l’instant. Par exemple, les achats au Groupement de commandes des établissements d’enseignement publics du Finistère, basé à Morlaix, ne permettent pas de choisir les producteurs. « Nous sommes soumis aux règles du marché public », constate Éric Malléjacq. Ces règles, qui permettent d’avoir accès aux tarifs mais non aux coordonnées du fournisseur, connaissent cependant des assouplissements qui répondent au bon sens écologique : le responsable de la cuisine centrale, Guy Lamour, se satisfait de pouvoir, à partir de janvier prochain, s’assurer que les laitages commandés proviendront du secteur Finistère Sud (sans plus de précisions).
Le souhait de traiter directement avec les producteurs se heurte à d’autres écueils : « Les producteurs locaux ne peuvent nous fournir les volumes nécessaires pour satisfaire les 1 000 repas servis chaque jour en période scolaire, précise Guy Lamour, d’autant plus que certains produits, tels que les pommes, doivent être calibrés et de la même variété. »
Pour l’instant, seuls les achats de poisson sont effectués localement avec un mareyeur concarnois. Logique pour un des premiers ports de pêche français ? Pas forcément. « Car l’établissement doit être équipé d’une machine afin de fournir des filets calibrés », souligne Guy Lamour.
Une solution ? « Il faudrait pouvoir passer commande bien en amont aux producteurs locaux qui programmeraient leurs productions en fonction des demandes », préconise Guy Lamour.
Malgré ces freins, la Ville a pour ambition de développer ses approvisionnements locaux : cela se fera grâce à des évolutions réglementaires, mais aussi à la faveur d’installations de nouveaux producteurs sur le territoire concarnois.
> Contact :
Cuisine centrale - Tél. 02 98 50 13 29 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

LA VENTE DIRECTE AU MARCHÉ DE BEUZEC
Brigitte Pézennec de la ferme de Coat-Melen présente, chaque mardi, sur le marché de BeuzecCela fait maintenant trois ans que les producteurs locaux s’installent à Beuzec-Conq chaque mardi de 16 h à 19 h, du printemps à l’automne. Leur présence est d’autant plus importante que l’activité commerciale s’est peu à peu éteinte dans ce quartier plutôt résidentiel. Seuls subsistent aujourd’hui un restaurant et un café-bar-épicerie.
Le petit marché fidélise sa clientèle en répondant aux critères visés par la Ville : « Nous voulions redynamiser le quartier en favorisant la qualité alimentaire et les producteurs locaux respectueux de l’environnement, indique Alain Échivard, adjoint spécial attaché à Beuzec. Les débuts ont été difficiles, mais grâce à la volonté et l’engagement des producteurs, nous constatons aujourd’hui que la
fréquentation, déjà croissante, a encore augmenté depuis le confinement. » Deux producteurs historiques se retrouvent donc chaque semaine sur la place, rue de Stang Coulz, autour du camion du pizzaiolo Arnaud Scoarnec, présent lui de longue date : le maraîcher Benoît Denais de Tourc’h et la ferme de Coat Melen de Coray qui y écoule ses volailles, poulets, viande d’agneau, œufs... Le poissonnier et la fromagère des débuts sont partis vers d’autres projets et des appels sont lancés pour les remplacer. Un boulanger serait également le bienvenu. Les producteurs de viande de bufflonne et de la première mozzarella bretonne au lait de bufflonne devraient s’y installer bientôt.
Chaque mercredi, à 16 h 30, se tient aussi le marché de produits biologiques au centre-ville.
> Contact :
Service Commerce Tourisme - Tél. 02 98 50 38 31 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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