Concarneau - Ville Bleue

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Une opération d’hydrocurage aura lieu sur les réseaux d’eaux usées de la Ville Close le mercredi 1er avril 2020 de… https://t.co/PBhnUQsDtb

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Attractivité touristique, qualité esthétique du cadre de vie, le patrimoine architectural d’une commune constitue un atout manifeste que Concarneau entretient désormais avec l’aide de l’État grâce à une convention signée récemment.

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Concarneau agit déjà….

AU BONHEUR DES BÊTES

La maison d’Anne Caytan est située près de la mer. Entre son jardin et la plage, un terrain appartenant à la municipalité est entretenu par le service Espaces verts tous les 18 mois, afin de permettre le développement en alternance de la flore et de la faune saisonnières.

Rien ne sépare les deux parcelles. « Cela favorise le passage des animaux », assure la propriétaire qui refuse toute clôture. Écureuils, lapins et chevreuils viennent ainsi régulièrement prendre leurs aises auprès de la maison ; les renards aussi, même si la famille goûte moins leurs visites… Les hérissons occupent les tas de bois laissés à leur intention.
Les oiseaux apprécient également beaucoup les lieux. Il faut dire qu’Anne, membre de Bretagne Vivante depuis qu’elle a contribué à soigner nombre d’entre eux après le désastre de l’Erika, les chouchoute tout particulièrement. Elle a même décidé, voilà plusieurs années, de ne plus avoir de chats : très (trop ?) nombreux sur le territoire, ils représentent en effet une réelle menace pour les populations d'oiseaux et de micromammifères. Son comportement écologiquement vertueux au quotidien (jardinage sans pesticides, récupération des eaux de pluie pour l’arrosage, compost et purins de plantes en guise d'engrais, abris pour les insectes auxiliaires de jardinage, etc.) s’accompagne de gestes simples, favorables à la faune. Le talus est débarrassé manuellement des ronces et des orties mais conserve les géraniums vivaces et le lierre qui attirent les insectes. Certains arbres portent encore quelques branches mortes afin que s’y développent les insectes xylophages.

Ces garde-manger ornithologiques ont leurs habitués dont un couple de colverts, un pic-vert, des verdiers et des mésanges qui bénéficient en plus de deux nichoirs.
Nettoyés des parasites par Anne, chaque fin d’été, ces nichoirs servent d’abri à des individus solitaires en hiver, dont un pic épeiche. L’endroit est un paradis pour bien d’autres espèces. « Je pense toujours aux abeilles quand je choisis une plante », précise la jardinière en montrant arbres fruitiers, lavandes et autres achillées millefeuilles aux fleurs mellifères. « Sans compter celles que je laisse volontairement se développer, comme les jacinthes ou la consoude. Je garde aussi un coin d’orties car les petites bêtes, comme les papillons, aiment les orties. Il ne faut pas tout nettoyer à tout prix ! » s’exclame celle qui a, depuis longtemps, choisi de partager son jardin avec la faune voisine.

 Anne Caytan devant un espace laissé relativement libre de son développement : des jacinthes et de la consoude pour les abeilles, des orties pour les papillons.

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