Concarneau - Ville Bleue

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@villeconcarneau  -  Mar 01

Arrêté permanent n°2019-135 - Modification du sens de circulation rue Général Morvan à compter du LUNDI 4 MARS 2019… https://t.co/m12ydiF7Ic

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Ville patrimoniale et balnéaire, Concarneau jouit, et à juste titre, d'une très grande renommée touristique. Pourtant, ne retenir de la ville que cette image serait réducteur : ce serait occulter son dynamisme économique porté par des entreprises et des structures locales, souvent orientées vers les activités maritimes, résolument tournées vers l'innovation. Ces entreprises cherchent à développer technologie de pointe et modes de fonctionnement pionniers dans l’optique d’une transition énergétique inéluctable, s’inscrivant ainsi dans une tradition d’adaptabilité au contexte, une capacité au changement dont font preuve depuis toujours les habitants de la Ville Bleue. Cette faculté créative et compétitive, cette expertise avérée ont des répercussions internationales et attirent les projets d’avant-garde.

Arrêt sur image

Concarneau agit déjà….

AU BONHEUR DES BÊTES

La maison d’Anne Caytan est située près de la mer. Entre son jardin et la plage, un terrain appartenant à la municipalité est entretenu par le service Espaces verts tous les 18 mois, afin de permettre le développement en alternance de la flore et de la faune saisonnières.

Rien ne sépare les deux parcelles. « Cela favorise le passage des animaux », assure la propriétaire qui refuse toute clôture. Écureuils, lapins et chevreuils viennent ainsi régulièrement prendre leurs aises auprès de la maison ; les renards aussi, même si la famille goûte moins leurs visites… Les hérissons occupent les tas de bois laissés à leur intention.
Les oiseaux apprécient également beaucoup les lieux. Il faut dire qu’Anne, membre de Bretagne Vivante depuis qu’elle a contribué à soigner nombre d’entre eux après le désastre de l’Erika, les chouchoute tout particulièrement. Elle a même décidé, voilà plusieurs années, de ne plus avoir de chats : très (trop ?) nombreux sur le territoire, ils représentent en effet une réelle menace pour les populations d'oiseaux et de micromammifères. Son comportement écologiquement vertueux au quotidien (jardinage sans pesticides, récupération des eaux de pluie pour l’arrosage, compost et purins de plantes en guise d'engrais, abris pour les insectes auxiliaires de jardinage, etc.) s’accompagne de gestes simples, favorables à la faune. Le talus est débarrassé manuellement des ronces et des orties mais conserve les géraniums vivaces et le lierre qui attirent les insectes. Certains arbres portent encore quelques branches mortes afin que s’y développent les insectes xylophages.

Ces garde-manger ornithologiques ont leurs habitués dont un couple de colverts, un pic-vert, des verdiers et des mésanges qui bénéficient en plus de deux nichoirs.
Nettoyés des parasites par Anne, chaque fin d’été, ces nichoirs servent d’abri à des individus solitaires en hiver, dont un pic épeiche. L’endroit est un paradis pour bien d’autres espèces. « Je pense toujours aux abeilles quand je choisis une plante », précise la jardinière en montrant arbres fruitiers, lavandes et autres achillées millefeuilles aux fleurs mellifères. « Sans compter celles que je laisse volontairement se développer, comme les jacinthes ou la consoude. Je garde aussi un coin d’orties car les petites bêtes, comme les papillons, aiment les orties. Il ne faut pas tout nettoyer à tout prix ! » s’exclame celle qui a, depuis longtemps, choisi de partager son jardin avec la faune voisine.

 Anne Caytan devant un espace laissé relativement libre de son développement : des jacinthes et de la consoude pour les abeilles, des orties pour les papillons.

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